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Loi sur les marchés numériques : un cadre réglementaire européen adapté à l'ère numérique

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Loi sur les marchés numériques : un cadre réglementaire européen adapté à l'ère numérique.

Le 1er novembre 2022, la loi sur les marchés numériques (règlement 2022/1925) (DMA) est entrée en vigueur.

Avec la loi sur les services numériques, la DMA fait partie d'un ensemble de services numériques européens visant à fournir un accès à l'Internet à tous les citoyens européens. Un marché numérique européen équitable, sûr et responsable.

Le règlement prévoit des règles supplémentaires visant spécifiquement à promouvoir une bonne économie numérique en Europe.

Bien que le DMA soit déjà entré en vigueur, il ne sera applicable qu'à partir du 2 mai 2023.

Objectif

Le DMA vise à résoudre les problèmes liés aux grandes plateformes en ligne. Elle cherche ainsi à rendre l'environnement commercial plus équitable pour les entreprises qui dépendent de ces plateformes.

Le règlement vise à fournir un cadre réglementaire dans lequel les entreprises (technologiques) innovantes et en phase de démarrage peuvent rivaliser et innover sans être liées par des conditions injustes qui limitent leur développement.

Champ d'application

La DMA s'applique à ce que l'on appelle les "gatekeepers" ou "gardiens". Pour déterminer si un géant de l'internet peut être considéré comme un "gatekeeper", la DMA fournit des critères objectifs.

Une plateforme est identifiée comme gardien quand :

  • Une plateforme a une position économique forte avec un impact significatif sur le marché intérieur et opère dans plusieurs États membres de l'UE ;
  • sert d'intermédiaire entre les entreprises et les consommateurs pour certains services numériques (moteurs de recherche, médias sociaux, systèmes d'exploitation, etc.)
  • Et la plateforme occupe une position durable sur le marché depuis longtemps. C'est le cas lorsqu'elle a rempli les critères ci-dessus pendant trois exercices consécutifs.

Nnouvelles règles et interdictions

En pratique, cela signifie que les "gatekeepers" seront soumis à un certain nombre d'obligations :

  • Offrir aux entreprises l'accès aux données qu'elles génèrent même sur la plateforme ;
  • Fournir aux annonceurs les outils nécessaires à l'analyse de leurs publicités ;
  • Permettre à des tiers de collaborer avec les propres services du contrôleur d'accès dans des situations spécifiques ;
  • Permettre aux entreprises de promouvoir leurs offres sur la plateforme et de passer des contrats avec des clients en dehors de la plateforme.

Les interdictions imposées aux gardiens sont les suivantes :

  • classer ses propres produits à un rang supérieur ou les traiter plus favorablement que les produits similaires de tiers ;
  • Interdire aux consommateurs de contacter des entreprises en dehors de la plateforme ;
  • Suivre les utilisateurs finaux en dehors de la plateforme du contrôleur d'accès à des fins de publicité ciblée, sans leur consentement.

Sanction en cas de violation

La Commission européenne peut imposer des amendes allant jusqu'à 10% du chiffre d'affaires annuel mondial. Les amendes peuvent atteindre 20% lorsque les gardes-barrières commettent des infractions répétées. La Commission européenne peut également imposer des sanctions financières périodiques pouvant aller jusqu'à 5% du chiffre d'affaires journalier moyen.

Des mesures non financières supplémentaires peuvent également être imposées, par exemple en obligeant le gardien à changer de comportement ou à modifier la structure de l'entreprise.

Des questions sur les lois sur les marchés numériques ou sur l'économie numérique ? Contactez nos spécialistes à info@bannister.be ou 03/369.28.00

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